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Une métaphore que j’utilise assez fréquemment est l’état et l’attitude de l’embryon dans le ventre de sa mère. La position foetale de mes personnages est semblable à celle de l’embryon humain dans le monde utérin en préparation pour sa nouvelle naissance spirituelle. L’homme, au début de son existence, est un être utérin embryonnaire. C’est pendant cette période utérine qu’il reçoit des dons et des moyens destinés à son existence humaine. Les forces et les pouvoirs nécessaires dans ce monde-ci sont donc attribués en cette période prénatale. En ce monde-ci, il aura besoin d’yeux: il les a reçu potentiellement dans l’autre; Il aura besoin d’oreilles: il les a obtenu depuis l’autre, toutes prêtes à fonctionner dès sa nouvelle vie. Les pouvoirs indispensables en ce monde lui furent conférés dans le monde utérin. A sa naissance, l’homme passe d’un monde utérin au monde terrestre. Par conséquent, il doit aussi dans ce monde terrestre se préparer pour la vie future. Les choses dont il aura besoin dans cette future vie, il doit les obtenir ici-bas. De la même façon qu’il se prépare dans le sein de sa mère en y acquérant les forces qui seront nécessaires dans sa sphère d’existence, de même les forces indispensables à sa vie future doivent être obtenues potentiellement en ce bas monde. Les facultés mentales appartiennent à l’âme. Ce sont ces facultés mentales qu’il doit acquérir pour sa future vie. De sa naissance à sa maturité, l’homme progresse physiquement. Puis, à la fleur de l’âge, il commence à décliner; sa force et ses capacités physiques diminuent peu à peu jusqu’à l’heure de sa mort. Tout ce qui est matériel progresse jusqu’à un certain point, puis commence à décliner. Telle est la loi qui gouverne toute la création physique. Mais pour l’âme humaine il n’est pas de déclin. Son seul mouvement s’effectue vers la perfection. Le développement et le progrès sont les seuls mouvements de l’âme. La perfection de l’existence des choses étant infinie, le progrès de l’âme est également infinie. Dès la naissance d’un être humain, l’âme progresse, l’intelligence se développe et sa connaissance augmente. A la mort du corps, l’âme continue à vivre. La création physique est soumise à des limites, mais l’âme n’a pas de limites. Dans le monde de l’esprit, il n’est pas de retour en arrière comme par exemple la réincanation dans des corps physiques terrestres. A sa mort l’homme ne retourne pas dans le ventre de sa mère, c‘est une loi naturelle. Le recul est impossible, tout mouvement allant obligatoirement vers l’état de perfection. Toute la création est périssable; la matière est composée d’atomes; quand ces atomes commencent à se séparer, c’est le début de la décomposition qui conduit à ce que nous appelons la mort. Cette combinaison d’atomes qui constitue le corps, ou principe mortel, de tout être crée est temporaire. Quand disparaît la force d’attraction qui maintient ces atomes ensemble, le corps comme tel cesse d’exister. Pour l’âme, il en va différemment. L’âme n’est pas une combinaison d’éléments; elle n’est pas composée d’une multitude d’atomes, mais d’une substance unique et indivisible; c’est pourquoi elle est éternelle. Elle est d’un tout autre rang que les créatures du monde physique: elle est éternelle. La science a démontré qu’un corps simple, simple voulant dire non-composé, est indestructible, éternel. L’âme n’étant pas composée de plusieurs éléments joue le rôle d’un corps simple et, par conséquent, ne peut cesser d’exister. Formée de cette substance une et indivisible, elle ne peut subir ni désintégration ni destruction; aussi n’y a-t-il aucune raison pour qu’elle meure. Ainsi “EMBRYON SPIRITUEL” tente à démontrer une infime part de mon interpretation personnelle sur cette question.
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